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jeudi 19 juin 2008

Cette nuit là, je suis morte.

Rêve drolatique, il y a quelques temps. Les images se bousculaient comme un puzzle désarticulé. Une partie de poker. Un chien - comme je ne les aime pas : féroce et effrayant, et qui ressemblait plus à un loup d'ailleurs. Une course épuisante. Un amuse-gueule pour l'animal. Et ainsi naquit la mort - comme dirait l'autre.

Le mauvais écho du regret parvient tout d'abord. Tout ce que nous n'avons pas dit, tout ce que nous n'avons pas fait. Avant que cette vie hâtive ne s'arrache à nous. Alors qu'on le voulait tant. Mais que l'on contenait, dans nos corps fébriles. Ca a duré un temps. Un temps bref.

Puis, nous découvrons une autre réalité - un autre rêve. Comme si l'on touchait du doigt ce qu'on appelle Liberté. Pas la liberté triviale, non. Pas celle que n'est que factice, non. Mais une liberté qui vous submerge de partout. De vos entrailles. Vous le sentez dans votre corps entier. Surtout à l'intérieur de votre poitrine. Avec cette impression d'être aérien. C'est peut-être ça, Hand of God. Puis, vous le sentez dans vos pensées, vous vous affranchissez, vous vous émancipez. Vous ne sentez plus les contraintes de la physique ni celles de la morale. Qu'il était beau, ce rêve. Mais seulement fabuleux...


J'espère néanmoins qu'il en aura été de même pour toi...