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jeudi 30 octobre 2008

Wanna be the girl in red ?

Les cris stridents ne s'écraseraient plus contre le verre. Les revenants échappés de leurs tombes et assoiffés de nos peurs s'entretueraient enfin pour laisser nos soirs transpirants de tranquillité. Nous aurions le mysticisme, la sensualité des démons de la Vallée des Fleurs et nous enchanterions de nos yeux diaboliques les peuples entiers de l'Himalaya. Nous plisserions encore nos paupières et nous nous abandonnerions dans les airs de Wax Tailor jusqu'à ce que les convulsions de nos corps cessent. L'hideux serait beau et intéressant, aussi ; nous porterions alors un regard neuf sur cette sphère regorgeant de laideur, de repoussant, d'abject. Et nous pourrions tout occulter - surtout - fourvoyer chaque angoisse dans les sinuosités de notre mémoire pour n'en garder que le supportable -



vendredi 24 octobre 2008

It turns me on.

Je jubile. Vampirique pour cette fameuse journée à Michelet, je me rends au CIO en tant que buveuse de sang et me délecte du froid incisif ainsi que des friandises de Chambord. Qu'il est plaisant de parfaire ma connaissance des classes préparatoires, si ce n'est des facultés de médecine... J'anticipe trop, mais dans la prolepse de ma réussite, mon ego se gonfle comme un ballon de baudruche qui se remplit d'helium. C'est puéril, inexplicable, empressé, pédant mais irrévocablement jouissif - semblable à l'orgasme sexuel. Et dire que l'on m'accuse d'oisiveté, de paresse, que l'on plaint ma mère d'avoir enfanté un nourrisson aussi inutile, poisseux, nauséabond que moi. J'en ris, ô combien j'en ris, et ce rire perçant et carnassier qui enserre mes lèvres, espère mordre leur viande crue, déguster avec une lenteur calculée et orgiaque, leurs foies visqueux, leurs muscles adipeux, leurs intestins rosés et leurs reins purulents. J'atteins dès lors mon point G -

lundi 6 octobre 2008

Mon delirium tremens.

Je suis saoule de tout. Chaque son de basse, chaque capture désuète, ou visage familier me procure une sensation des plus extatiques. Tous autant qu'ils sont, ils me grisent, comme la douce aigreur de savants cornichons de Spreewald. Mes doigts vagabondent dans tous les interstices pour y décortiquer un à un, ces fragments d'émotion. Et sur chaque parcelle, j'y accroche mes serres, enfonçant mes ongles dans leur peau blanchâtre. Mais je finis par chanceler, la main tremblante, cherchant un quelconque appui. Et je trébuche, sur chaque ramure. La bouteille de verre, vidée de sa liqueur, heurte ma poitrine. Le désir est si fort, le trouble tellement déroutant : que tout se froisse. Mes membres se crispent ; chacune des cellules de mon organisme se contracte de douleur. Le papier se déchire, l'écorce se brise. J'entends tout près la fourchette gratter l'ardoise grise. Chaque poussière de schiste s'insinue dans mes narines : elles deviennent des lames et fendent ma chair. Griffez moi. Brûlez moi. Je manque du spiritueux. Je manque de souffle, de vie, d'être. Alors mourrons d'amour. Prêchons le mal. Vendons notre âme au diable. Mais Existons comme jamais -