Ces temps-ci, j'ai souvent l'occasion d'être minable et je saisis volontiers les perches. Cet avant-goût d'amertume, de déception et de ridicule, fissure mon corps. Et la gifle laisse sa marque indélébile. Je pense que le pire est de ne pas se reconnaître dans ses paroles, de ne pas être capable de montrer sa pertinence ; de voir la scène d'en haut et de se trouver parfaitement insipide. Alors il devient si attirant, le morose. Ce que l'on croyait être des paradis n'étaient qu'artificiels. L'anesthésie ne prend pas : on ressent les entailles, on devine le tracé du scalpel, et le liquide vital se vide encore et encore. Comment arrêter le mécanisme ? En fait, la solution est claire. Et vous voyez, c'est pour cela que je hais tant les autres : ce ne sont qu'à travers leurs regards que l'on perd au jeu de l'oie - dimanche 14 mars 2010
17 mai 2009. I'm narrow-minded.
Ces temps-ci, j'ai souvent l'occasion d'être minable et je saisis volontiers les perches. Cet avant-goût d'amertume, de déception et de ridicule, fissure mon corps. Et la gifle laisse sa marque indélébile. Je pense que le pire est de ne pas se reconnaître dans ses paroles, de ne pas être capable de montrer sa pertinence ; de voir la scène d'en haut et de se trouver parfaitement insipide. Alors il devient si attirant, le morose. Ce que l'on croyait être des paradis n'étaient qu'artificiels. L'anesthésie ne prend pas : on ressent les entailles, on devine le tracé du scalpel, et le liquide vital se vide encore et encore. Comment arrêter le mécanisme ? En fait, la solution est claire. Et vous voyez, c'est pour cela que je hais tant les autres : ce ne sont qu'à travers leurs regards que l'on perd au jeu de l'oie -