dimanche 14 mars 2010

23 novembre 2008. Je pleure pour Bang bang

L'heure est tardive mais le besoin d'écrire me torture encore jusqu'à me sectionner la moelle. Le quotidien machinal, mécanique - sans ce fou que je pouvais autrefois avoir en moi - me corrode le coeur. Dès lors, se couper du monde, se remplir de chicorée brûlante, pour se laisser sublimer par des rythmes - n’importe lesquelles - deviennent vitaux. Songer à un ailleurs, proche - dans lequel nous décorerions nos chez nous parisiens, dégusterions nos faux macarons au chocolat, scellerions nos rires dans un écrin de jade - est salvateur.

Mais le trop plein est douloureux. Mon âme ne résistera pas plus. Le sentiment de solitude me gagne, chaque jour un peu plus, toujours un peu plus, jusqu'à détruire le peu d'humain qu'il y avait en moi. Certaines personnes ont beau faire illusion, je ne suis qu'un faire valoir, opaque mais transparent. Je n'existe plus, je n'ai jamais existé. Oui, allez y : à votre guise, déployez vos gorges. Mais du moins, souffrons ensemble. Les pulsations parviennent à mes oreilles avec une force brutale, violente. C'est frénétique, saccadé, mais essentiel, là, à cet instant même. Je suis éreintée - tellement. Délivrez moi du mal. Comprenez ma douleur. Ecoutez mes griefs. A défaut, allons nous assoupir un peu. Moi et mon coeur de glace -