mercredi 21 juillet 2010

21 juillet 2010. "Qui gardent les gardiens eux mêmes ?"

__C'est rageant. J'aimerai pouvoir mettre des mots sur ce sentiment absolu, subtil, dont chacun se vante de parler mais si facile à déformer. Il faudrait arriver à expliquer tout le paradoxe de ce lâcher prise : il effraie, il fait douter, pourtant, je m'y engouffre volontiers. Mais quels mots sauraient traduire cette violence des sentiments ? Révéler la pureté de ce besoin charnel, quasi étouffant, presque douloureux de t'avoir, ici, constamment ? Et j'exècre tellement ce nous vulgaire, insipide, si vide de sens, tant il a été usité, gâché par d’autres. Ces autres qui ne savent pas que nous vivons quelque chose de différent, de bien moins commun et superficiel ; des moments intenses, uniques. Des instants d'une beauté rare, qui n'appartiennent qu'à nous. En fait, je ne peux qu'en savourer la finesse, sans pouvoir la rendre compte. Apprécier ce regard qui me réconforte, qui m’enflamme à la fois ; et en même temps, haïr l'attrait, la fascination qu'il exerce. J'ai beau sonder ton esprit avec minutie, essayer de te mettre à nu, tu continues à me surprendre avec une désinvolture presque indécente... L'aiguille traverse la peau, le sérum se diffuse : l'ivresse me gagne.


Tout brûle.
Et tout se consume sous tes étreintes.


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« Je crois que je suis amoureux... »

Et il y a mon cœur qui ne cesse de battre à cet instant, tes mots qui disparaissent dans mes lèvres, mes doigts qui caressent ta peau - doucement par peur d'abîmer ton visage. Et ton regard, ton franc regard, sur moi. Ton regard qui me fait comprendre que tu comptes.
Que tu comptes vraiment.