dimanche 31 octobre 2010

31 octobre 2010. Opium

Ça frappe. Tout près. Je l'entends, ce martèlement.
Dans ta tête, jeune fille.
Dans ma tête.
Ça blesse. Cette peine. La frustration.

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Il y a une marée dans les affaires des hommes, prise dans son flux elle porte au succès. Mais si l'on manque sa chance, le grand voyage de la vie s'échoue misérablement sur le sable. Or aujourd'hui, nous sommes à marée haute. Prenons le flot tant qu'il est favorable ou tout ce que l'on a risqué sera perdu.

William Shakespeare

dimanche 10 octobre 2010

10 octobre 2010. Et cette inconstance pérenne.

Il y a l'espace, il y a le temps. Et comme dilué dans des litres et des litres d'eau, tout devient sans saveur. Les frissons qui parcourent votre corps tout entier, les vifs battements de cœur, les fous rires que vous ne pouvez réfréner... J'ai le sentiment que c'est si loin. L'avenir se trace trop vite. Son sillon se creuse dans votre peau. Trop vite. Tout passe décidément trop vite. Ou bien trop lentement. Et j'ai du mal à définir un sens à tout ça. Une raison. Un but. L'année dernière, le but c'était peut-être ça : m'extraire de la prépa. Et maintenant que j'y suis parvenue, qu'est ce qui me motive encore ? Qu'est ce qui nous fait avancer au quotidien ? Après une année aussi intense intellectuellement et humainement que l'an dernier, j'ai du mal à trouver mieux, je l'avoue. J'ai l'impression d'être de ces soldats d'après guerre en quête de sens nouveau. Risible. Mais il y a un peu de ça. Qu'est ce qui vous fait vous sentir vivant maintenant ? Qu'est ce qui vous réalise ?

Vivre devient une habitude, disait Vivien.
Et je crois qu'aujourd'hui : rien n'est plus vrai.