__Dans le trouble de l'ivresse, il y a ce nuage de fumée. Belle, douce, dansant dans l'air avec délicatesse et désinvolture. Malgré le léger brouillard, tout semble s'éclaircir ; les sombres rideaux pourpres se dégagent pour y laisser entrer un voile de lumière. Grisée par les remèdes, pilules et gouttes homéopathiques, j'en perds tout de même ma lucidité. Tout semble s'éclaircir mais la confusion est présente, en fait. Dans la toux, ma vue se trouble. Je m'interroge. Il y a un fond apaisant, à entendre, à ressentir, à caresser. Mais j'ai eu du mal à me laisser faire. J'abordais ces étreintes avec superficialité, dans la spontanéité du moment. Mais je crois, je pense, y avoir décelé une certaine importance. Respectueux, désintéressé et généreux dans ses gestes, je m'étonne de tant d'attention, d'implication. Je découvre des voluptés insoupçonnées, entre douceur et animalité. Plaisir des sens, tendre lasciveté : je ne peux rester de marbre. Et si je m'interdis toute niaiserie, il se peut qu'au delà du sensuel, ce junky plus intéressant qu'il n'y parait arrive à percer une brèche dans ce rempart.
Corps et esprit.
