__Quelque part, il est toujours difficile de se sentir en pleine harmonie avec ce qui nous entoure. Le doute se sème lui-même dans le sol, s'infiltrant dans les terres pour s'y enraciner, s'accrochant avec rage et ténacité. Toc.... toc... L'eau frappe, cogne, lentement contre lui, se heurte à sa dureté. L'ennui, le spleen, l'angoisse frappent à ma porte. Sueur froide venue du passé, j'avais pourtant oublié ta compagnie pour un temps. J'avais pourtant réussi à bâtir un rempart de défense, protecteur, rassurant. Mais maintenant, des trébuchets sont postés devant moi, frappant, cognant avec ferveur. La peur de perdre ces briques qui ont été posées une à une avec soin s'empare de mon esprit. L'angoisse s'élève, se veut plus grandissante. Toujours plus. Fantômes de mes frayeurs d'enfance, pourquoi revenez-vous ? Combat de chaque instant, la lutte m'affaiblit et me fait peur. Et si l'on venait à découvrir cette âme poreuse, nécrosée, qui se cache derrière ces briques ? La panique - trop forte, trop virulente - accapare mes pensées, m'enlève tout esprit critique. Je divague, m'égare, perds contact avec la réalité. Hallucinations, psychose, la folie et la névrose s'emparent de mon corps. Mes doigts caressent le sol, et s'enfoncent dans la terre dure, crasseuse. La boue s'insinue dans mes ongles, me font mal de l'intérieur. Ils saignent, ces doigts. Et ce sont les larmes qui heurtent désormais le sol rigide. Les larmes qui avaient pourtant cessées depuis un temps. A croire que jamais, je n'arriverai à être satisfaite de mon existence, que je ne me sentirai jamais à la hauteur.
Demon host....
