jeudi 26 décembre 2013

26 décembre 2013 - A thousand miles

Distance.

Je ne pensais pas que j'étais autant attachée aux choses jusqu'à ce que je ne doive les laisser derrière moi.

Toulouse.

Son métro. Ses rues, ses ruelles, ses briques rouges. Ses violettes jamais goutées. Ses clubs, Gabriel Péri. Ses bars-restaurants cosy, aux Carmes. Ses pauses au Flower's café. Ses brunchs au De Danu. Ses discussions entre copines, dans des cafés ou des restaus, posées. Ses bars irlandais, son London. Ses instants coloc', boulevard Carnot. Ses balades, jardins des plantes ou jardins japonais. Ses habitudes. Ses matins au marché de Saint Aubin, ses soupes, ses empenadas. François Verdier-Fac de pharma, la coloc, l'INSA. Ses hebdomadaires Eat sushis. Ses retrouvailles entre copines, chaque matin. Ses amis qu'on charrie mais qu'on aime quand même. Son shooter de Bailey's pour discuter le soir. Ses fous-rires. Ses regards niais pour un troubadour. Ses soirées à l'improviste. Son miel de Marrakech.

Paris.

L'inconnu.
(Et le pire, c'est qu'il faudra déménager le pot de miel de Marrakech)

dimanche 1 décembre 2013

1 décembre 2013 - Morphia



Politique de l'autruche et déni. Je ne réalise peut-être pas réellement. Je me désole seulement qu'une relation aussi riche s'arrête de manière aussi minable et pathétique, sous le coup de la fatalité. La vérité, c'est que je mourrais mille fois pour encore toucher ta peau, embrasser tes lèvres. Mon alter ego si différent. De l'amour, de la haine, tout ça mélangé n'importe comment. Je sais que ça va bien se passer, tu me l'avais déjà dit la dernière fois.



"J'espère que tu arriveras à trouver ta voie"
Je l'espère aussi.

dimanche 1 septembre 2013

1er septembre 2013 - Ordinary man

Tellement de temps que je n'ai pas écrit. Les préoccupations d'adulte sont toujours autant chronophages et vont toujours aussi vite. Ce soir, c'est un rare et bref soir de fin d'été que je vole au temps, que je vole avec un petit sourire en coin. Il est bon de retrouver sa bulle, de se remémorer qu'il y avait un coin dans lequel on pouvait se couper du monde oppressant et se décharger sur un espace de liberté, cet espace gardé jalousement, ce lieu rassurant de son soi d'enfant. En relisant mes mots d'avant, je me rends compte qu'ils étaient souvent profondément sombres, comme si jamais je ne remonterai la pente. Écrits sur le coup de la colère, souvent sur celui du désespoir. Ils raisonnaient comme vrais à l'époque, mais l'erreur est humaine. Ma perception faussée des choses également. Aujourd'hui, rien n'est parfait, tout pourrait aller mieux. Mais on s'y fait, on prend de la hauteur, on gagne en détachement. On s'autorise à sourire devant un sourire. On ne fait pas de plans sur la comète, on accepte l'échec, on avance avec. On avance, avec ou sans les autres. On est malheureux ou heureux à cet instant t, qu'importe si c'est éphémère. On se gonfle d'émotions. On retrouve sa sensibilité aux choses, on pleure sur une musique, on souhaite bonne chance à ceux qui nous ont fait souffrir mais qu'on aime quand même, on rencontre de belles personnes, de vraies belles personnes. On se charge d'amitiés vraies. On pardonne. On donne, on reçoit, on s'équilibre. On arrête de lutter contre le monde, à chercher à être malheureux pour se sentir vivre. On ne se flagelle plus pour ce que l'on n'a pas fait, mais on se félicite pour ce qu'on a accompli. On avance. J'avance.

lundi 25 février 2013

25 février 2013 - Affres de la solitude.

Dans ce délicat sabotage des sentiments amoureux, dans cette quête insensée de destruction, il y a des mots qui apaisent, qui guident l'âme vers des lieux moins obscurs.



"J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables. J'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables. Et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion. J'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables. Mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour. Mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies. J'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles. Mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix. Je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie. J'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial. Mais j'ai survécu ! Et je vis encore ! Et la vie, je ne m’en passe pas ... Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer. Vis !!! Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion. Embrasser la vie et vivre avec passion. Perdre avec classe et vaincre en osant. Parce que le monde appartient à celui qui ose. Et la vie c'est beaucoup trop pour être insignifiante !"

Charlie Chaplin

samedi 26 janvier 2013

26 janvier - Heathcliff, it's me Cathy.

Les mots se tordent et sont pressés dans un torchon pour n'en sortir que le nectar des sentiments qui blessent, qui attaquent le cœur. Je n'ai jamais eu aussi mal. C'est lui, mon cœur qui se crispe tout entier, qui se serre dans la poitrine. Et mon estomac se noue la nuit si violemment qu'il m'empêche de trouver le sommeil. J'erre. Sans sommeil, sans vie, sans appétit. Je ris, je danse, je sors pour essayer de me donner de la contenance, mais à l'intérieur tout est vide, tout est mort. Je ne te pardonnerai jamais. Le passage si fin entre amour et haine, tu l'as trouvé. Je ne comprends plus, je n'arrive plus à délier le vrai du faux. Finalement, j'avais confiance mais j'aurais bien fait de ne pas l'avoir. J'ai le sentiment d'avoir été dupée. Tu as raison : t'as merdé. Encore une fois. Et elles avaient raison : tu n'es qu'un connard qui n'en vaut pas la peine. Tu portes sur toi tous les maux des hommes, toutes leurs souffrances et toutes leurs culpabilités. J'en fais le serment : je ferai en sorte que tu n'existes plus, ni dans mon cœur, ni dans mon âme Tu ne m'atteindras plus jamais. J'ai gaspillé trop de sentiments pour toi. Trop de larmes. Trop de douleur.