dimanche 1 septembre 2013

1er septembre 2013 - Ordinary man

Tellement de temps que je n'ai pas écrit. Les préoccupations d'adulte sont toujours autant chronophages et vont toujours aussi vite. Ce soir, c'est un rare et bref soir de fin d'été que je vole au temps, que je vole avec un petit sourire en coin. Il est bon de retrouver sa bulle, de se remémorer qu'il y avait un coin dans lequel on pouvait se couper du monde oppressant et se décharger sur un espace de liberté, cet espace gardé jalousement, ce lieu rassurant de son soi d'enfant. En relisant mes mots d'avant, je me rends compte qu'ils étaient souvent profondément sombres, comme si jamais je ne remonterai la pente. Écrits sur le coup de la colère, souvent sur celui du désespoir. Ils raisonnaient comme vrais à l'époque, mais l'erreur est humaine. Ma perception faussée des choses également. Aujourd'hui, rien n'est parfait, tout pourrait aller mieux. Mais on s'y fait, on prend de la hauteur, on gagne en détachement. On s'autorise à sourire devant un sourire. On ne fait pas de plans sur la comète, on accepte l'échec, on avance avec. On avance, avec ou sans les autres. On est malheureux ou heureux à cet instant t, qu'importe si c'est éphémère. On se gonfle d'émotions. On retrouve sa sensibilité aux choses, on pleure sur une musique, on souhaite bonne chance à ceux qui nous ont fait souffrir mais qu'on aime quand même, on rencontre de belles personnes, de vraies belles personnes. On se charge d'amitiés vraies. On pardonne. On donne, on reçoit, on s'équilibre. On arrête de lutter contre le monde, à chercher à être malheureux pour se sentir vivre. On ne se flagelle plus pour ce que l'on n'a pas fait, mais on se félicite pour ce qu'on a accompli. On avance. J'avance.