mercredi 8 juillet 2015

8 juillet 2015

Avenir. Passé. Présent.

Passé. Présent. Avenir.

Tout devient atone. Tellement longtemps que je n'ai pas vibré pour une nouvelle musique, une nouvelle relation, un nouveau projet. Plus je deviens adulte, et plus ma flamme s'éloigne. Automate dans une société où je me sens à contresens, je me renferme, comme brisée. J'en cherche encore la cause, mais depuis des années maintenant, les mots tapissent ce blog et rien de positif ne ressort de mes lignes. Tout devient neutre, sans goût, sans passion. Tout devient une habitude. Et j'ai 24 ans, c'est triste. Je crois que je suis une déprimée chronique qui trouve la vie bien fade. Il faut arrêter de courir après un passé d'insouciance et de frivolité qui jamais ne reviendra. Il faut avancer, penser à se construire, trouver sa voie. Femme machine, je cherche à briser la mécanique de mes membres, arracher ce cœur glacial de son antre, pour le remplacer par la pomme chaude qu'il y avait auparavant. Mes doigts courent sur le clavier pour dire ce que vous pouvez lire depuis des années : je n'arrive pas à trouver le bonheur. Esprit emmêlé, sentiments contradictoires, tout devient vague, et je préfère les laisser dans un coin de ma tête, seulement pour qu'ils puissent mieux me prendre en traitre. Aujourd'hui, j'aimerai vraiment connaitre la quiétude, stopper mon négativisme lorsqu'il prend naissance dans mon cerveau, avoir de l'espoir de nouveau. Comment fait-on déjà ?


mercredi 18 février 2015

18 février 2015 - Rupture X, mec en or



 Après des semaines à ressasser, à sentir un poids dans mon coeur à l'annonce de cette rupture, je viens enfin de comprendre ce qu'il s'est passé, me libérant aussi simplement d'une pression incommensurable.

Je t'ai fait trop souffrir. 

C'est aussi simple et idiot que ça.

Je n'arrivais pas à accepter la fin de notre relation à cause de l'annonce brutale, mais tout s'était déjà joué des mois avant en réalité. Je recherchais des raisons annexes, qui n'élucidaient rien, la vérité était ailleurs.

On ne rattrape pas le passé. Je suis seulement désolée du mal que j'ai pu te faire. Panse tes maux, profite de cette liberté nouvelle, prends le temps de te reconstruire comme je le ferai de mon côté. 

Je te pardonne des vexations malheureuses et je te dis toute ma gratitude d'avoir pu faire partie de ta vie à un moment donné, et je te remercie de m'avoir fait découvrir ce qu'était une relation simple, respectueuse et complice. Une relation qui pour la première fois me rendait sereine, en confiance. Désolée d'en avoir profité et de ne pas t'avoir fait sentir la même chose. Merci d'avoir été un pilier sur qui compter, qui jamais n'a failli. J'espère qu'un jour, tu pourras toi aussi garder le bon de notre histoire et pardonner le mal que je t'ai fait.

Nous nous retrouverons peut-être plus tard, en amis ou en amants, qu'importe, je sais que le lien que je te porte est fort. Je ne sais pas si c'est de l'amour, de l'affection ou de l'amitié mêlée d'une profonde complicité, mais ton emprunte restera dans les choix de ma vie, j'en suis convaincue... Avec toi, j'ai appris ce qu'était l'optimisme, la confiance en soi, et la générosité... J'espère que tu ne perdras jamais ça par ma faute, je me promets sinon, de t'aider à regagner ces qualités. A dans quelques mois, quelques années, je serai là pour te faire rire et t'épauler quand toute la peine et la douleur se seront tassées.

Il semblerait qu'il est des histoires qui ne fonctionnent pas, parfois.

J'espère que tu seras heureux, Christophe, tu es quelqu'un de bien.

Celle qui t'aimera toujours de toute sa sincérité,

lundi 16 février 2015

16 février 2015 - Rupture à l'amiable

Il y a tes mots, puis il y a tes rires. Et puis finalement, il y a ton absence. 

Il y a les regrets, il y a la culpabilité, il y a la profonde amertume qui serpente mon corps tout entier. Et puis il y a la douleur. Celle qui frappe constamment, celle qui m’empêche de trouver le sommeil et qui me vide de l'intérieur. Une de ces douleurs sourdes, sournoises, peu palpables... Juste là, constamment, depuis ce qui semble être une éternité. Les nouvelles perspectives n'arrivent pas à atténuer la souffrance, les sorties n'arrivent pas à faire oublier. Je suis un automate, qui ne ressent plus rien, qui n'arrive plus à avancer, assommée, anesthésiée de tout. Et puis, il y a l'incompréhension. Hier encore, tu m'aimais et aujourd'hui, tu m'oublies. C'est l'histoire la plus absurde que je n'ai jamais entendue. Je ris à gorge déployée. Je pleure comme je n'ai jamais pleuré. J'ai les idées embrumées. Je me noie. Encore. Je ne me résigne pas, je persiste. Alors que tout est perdu.

Il y a surtout les regrets.

dimanche 15 février 2015

15 février 2015 - Fragments de soi

Solitude.

Je réfléchissais récemment au mot qui réussirait à me décrire dans toute ma complétude. Et je crois qu'au fond, je me suis toujours sentie seule, même lorsque j'étais entourée, même lorsque les noms de garçons remplissaient mon carnet d'ex, même lors des repas en famille. J'éprouve un certain besoin de vivre et de me construire avec les autres ou plutôt par les autres. Et finalement tout est insipide dans mon existence, et je me sens seule. Est ce mal ? J'assume de moins en moins ce besoin d'être approuvée par les autres pour avoir confiance en moi. Et j'approuve de moins en moins de me sentir minable et incompétente dans ce que je fais. Tout transparait, finalement. Doit-on jouer la comédie pour qu'elle prenne corps dans la réalité ? Je m'interroge... Comment se sentir vivant dans l'authenticité ? Est ce que jouer un rôle en société, c'est ça, devenir adulte ?

mardi 3 février 2015

3 février 2015 - Rupture X

Il y a de ces relations sur lesquelles vous bâtissez vos croyances. Vous y mettez toute votre énergie mais les fondements sont bancals. Alors vous ne savez pas si vous aimez ou si vous n'aimez pas, mais vous construisez. Et plus vous construisez, plus, du haut de votre tour, vous occultez les différences profondes qu'il existe entre deux êtres qui n'aspirent pas à la même vie. Mais l'autre entraine encore l'autre dans l'engrenage, et vous vous prenez à rêver à une vie meilleure, à deux. Vous aurez l'appartement parisien, vous aurez vos CDI et le repas sera toujours prêts en rentrant. Et vous êtes persuadés que c'est cela qui vous rendra heureux. Vous faites des concessions au nom de votre appartement parisien. Vous vous dites "Je tiens celui qui bâtira sa vie avec moi". Et le mécanisme continue, comme lorsqu'un premier domino entraine inlassablement le tombé des autres. Chute après chute, vous avez l'impression de bâtir quelque chose de fort. Vous faites des concessions, de plus en plus. Vous vous oubliez un peu, sous prétexte que c'est pour construire une vie avec la personne dont vous aviez toujours rêvé. Mais lorsque l'un des deux se rend compte de la supercherie, tout s'effondre, et la jadis bâtisse ornée de marbre ne laisse place qu'à un terrain marécageux. Des sentiments fades, illusoires, indignes de ce qu'on appelle Amour.

Connaitrais-je un jour une rencontre qui gardera toujours sa magie des premiers temps et qui se s’essoufflera pas pour une raison absurde ? La spontanéité de mes ruptures m'étonnera toujours. Esseulée et perdue, je remonte en selle une nouvelle fois. La brume pénètre chaque interstice pour prendre contact avec ma peau, mais j'avance. J'avance comme toujours. Avec un espoir de plus en plus amoindri de croire au couple, dans tout ce qu'il a de plus noble.