Les souvenirs de l'enfance au loin :
samedi 20 juin 2009
samedi 13 juin 2009
On se complait dans la tristesse. Elle est joussive.

Je regarde les gens vivre, je regarde les gens s'aimer dans une sincérité qui me bouleverse :
"Et (Je sais que tu vas trouver ça niais et débile mais...) j'ai jamais autant aimé quelqu'un comme je l'aime elle... [...] Je me sens... complet, quand je suis avec elle"
Non, Nico, et tu as toute ma reconnaissance : les sentiments vrais m'ont tellement manqué ces derniers temps...____
Je suis restée silencieuse durant le repas, fixant la crevette rose. Tout va bien, je vais bien... Maman m'a questionnée sur Bellevue, je lui ai répondu par un murmure. Calme. Je n'avais même plus la force de m'énerver contre le paternel. Je pensais au 18 juin. Tout devrait bien se passer, tout devrait... Mais en définitive, ce n'est pas ça qui importe. Et il y a eu un évènement qui m'a abattue, dans le microcosme de mon assiette. De la sauce salade. De la sauce salade indésirable. Sur cette pauvre crevette. Et j'ai eu envie de pleurer. Hurler, tellement j'avais mal. Pour de la sauce salade, sur une crevette rose."Je ne suis pas folle, vous savez..."
____
Je suis seulement déçue. Tellement... Il est vrai que je ne donne pas beaucoup aux gens. Mais, je suis - ou j'aimerais tout faire pour - être une fille bien. Qui - sous le masque de la froideur et de l'ironie - m'implique dans les rares relations auxquelles je crois. Et j'ai la prétention d'espérer un retour. Mais c'est faux, tout est faux. Depuis le début. Je me suis bêtement laissée bernée. La ô combien intelligente Isabelle a été parfaitement sotte. Mais ce n'est pas grave, en somme. Rien n'est grave -
Mr Mercier, rassurez vous : la serpillère ; c'est moi.
Publié par Izzie. à l'adresse 19:55
Libellés : Douce mélodie.
vendredi 5 juin 2009
Déluge d'une particule de l'Univers.
Cette sensation malsaine ne cesse de me prendre aux tripes, année après année. Il y a le passé qui ne cesse de fuir, de nous échapper ; et il y a l'avenir qui nous enserre. Nostalgie, tu es fourbe, et tellement sournoise : tu accapares nos esprits dans les moments les moins enclins à la morosité. Ceux où l'on devrait croire en nous, en notre réussite, et à toutes les potentialités qui s'offrent à nous. Mais tu nous freines, tu nous prends pour cible et nous lances tes flèches acides. Ca en deviendrait presque risible, mais Cédric me manquera, Julian, Pierre et tous ceux qui m'ont fait rire pendant l'année également : j'ai une certaine gratitude, même si le murmure de mon "Malgré tout, merci" n'atteindra jamais vos oreilles. Mr G., Mme S., Mme A. et tous ces professeurs qui nous ont communiqué cette envie d'apprendre, aussi. La sonnerie de cette dernière semaine à Michelet me nargue, me rappelle que le soleil, la plage et les projets d'été sont illusoires. Cette joie estivale cache mal les réalités, on se détourne des vérités qui blessent. Et j'ai ce talent inné qui consiste à rattacher chaque détail à un autre, chaque perception à un vécu. Il faut alors que j'apprenne à me détacher des riens que j'apprécie tant. J'ai le coeur lourd. Parce que cette fois-ci, mélancolie, tu es particulière : tu es le signe d'un au revoir définitif, d'un changement radical. Aucun recul n'est possible, c'est un pari sur l'avenir, un pari sur nous même. Et je suis pourtant certaine de me tromper, de choisir le chemin le plus rocailleux, le moins rentable. Pour se consoler, persuadons nous que ce sera la route la plus enrichissante qui permettra de s'élever pleinement. Mais avant tout ; il faudra se résigner à dire adieu - Tentons d'être fiers de nous.
Publié par Izzie. à l'adresse 18:55
Libellés : Te moche et Impure Te
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