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vendredi 9 octobre 2009

Au final, j'ai le moral en montagnes russes. Je peux être motivée pendant un temps et il suffit d'une contrariété pour être totalement déphasée. Et j'ai sérieusement besoin de superficialité, de jeunesse, de bons sentiments, d'espoir. De vie.

Bien heureux qu'il y ait ces réflexions qui font sourire et qui rassurent : Goldfish

samedi 19 septembre 2009

Going to sleep.

En même temps qu'une langueur quotidienne semble s'installer, les journées semblent passer à une vitesse démentielle et ne laissent pas une minute à l'inaction. Les choses matérielles et superficielles me manquent. Écouter de la musique neuve, laisser vagabonder mon esprit, griffonner quelques mots sur une feuille, me poser devant une série idiote ou trop mièvre. Toutes ces petites habitudes anodines qui manquent. Après l'excitation des premières semaines, des nouvelles rencontres,de la découverte de Toulouse et de la prépa, une certaine routine commence à poindre son nez, et il devient difficile de se dire que l'on doit tenir encore 1 an et demi à un rythme plus soutenu encore que ce que l'on a là. J'avoue que le travail me fait peur, que tout s'accumule sans que l'on ne le voit, et que j'espère ne pas passer en dessous des 3 pour mon premier DS de maths. Et depuis le 2 septembre, malgré le fait que je vive bien le quotidien grâce à une excellente ambiance à la résidence, je me questionne réellement sur le bien fondé d'avoir choisi de faire une PCSI ; sur l'avenir, en quelque sorte. Est ce vraiment ce que je désire ? En tout cas, j'ai pour l'instant oublié l'idée de rejoindre la fac en cours d'année. Et je vais bien, ou plutôt, je vais mieux -

vendredi 14 août 2009

I'm fine. And I don't lie.

____Les ondes négatives envahissaient mon être depuis plusieurs mois. Et pour la première fois, je peux dire sincèrement "Je vais bien". Ces vacances familiales m'ont fait un bien fou. Comme à l'accoutumée, Nîmes m'apaise, me fait sourire et me charge de souvenirs estivaux. On est différents peut-être, mais il y a de ces habitudes familières qui ne changent pas : l'odeur de la Grande Motte, les poticarrés, et cette complicité qui me rappelle qu'ils sont d'avantage des frères que de simples cousins.
____Et en profiter un maximum fait tellement de bien, avant une rentrée qui s'annonce difficile. Le travail sera de rigueur pour réussir ces années de prépa, mais j'ai pour la première fois, envie de donner le meilleur de moi même. Et j'ai l'intime conviction que malgré tout, je passerai les plus belles années de ma vie d'étudiante.
____En ce moment, je m'occupe donc des achats nécessaires pour septembre. Je me projette, je m'imagine dans mon appartement de 9m² près de Bellevue, faisant mes TD dans le foyer de la résidence. Dès lors, je regrette moins Fermat, son prestige et ma liste illogique qui m'a fait préférer Bellevue.
____Mais au delà de ça, le futur se mêle aussi au passé. A l'heure du rangement, je retrouve des souvenirs de lycéenne, de collégienne, et des photos qui me donnent un sourire niais. Alors au milieu des classeurs, et de Philosophie de l'argent de Simmel, j'ai la nostalgie de cette vie d'antan, de jeunesse et de frivolités -

samedi 20 juin 2009

Je suis d'humeur guimauve.

Les souvenirs de l'enfance au loin :

samedi 13 juin 2009

On se complait dans la tristesse. Elle est joussive.


J
e regarde les gens vivre, je regarde les gens s'aimer dans une sincérité qui me bouleverse :

"Et (Je sais que tu vas trouver ça niais et débile mais...) j'ai jamais autant aimé quelqu'un comme je l'aime elle... [...] Je me sens... complet, quand je suis avec elle"

Non, Nico, et tu as toute ma reconnaissance : les sentiments vrais m'ont tellement manqué ces derniers temps...

____

Je suis restée silencieuse durant le repas, fixant la crevette rose. Tout va bien, je vais bien... Maman m'a questionnée sur Bellevue, je lui ai répondu par un murmure. Calme. Je n'avais même plus la force de m'énerver contre le paternel. Je pensais au 18 juin. Tout devrait bien se passer, tout devrait... Mais en définitive, ce n'est pas ça qui importe. Et il y a eu un évènement qui m'a abattue, dans le microcosme de mon assiette. De la sauce salade. De la sauce salade indésirable. Sur cette pauvre crevette. Et j'ai eu envie de pleurer. Hurler, tellement j'avais mal. Pour de la sauce salade, sur une crevette rose.

"Je ne suis pas folle, vous savez..."

____

Je suis seulement déçue. Tellement... Il est vrai que je ne donne pas beaucoup aux gens. Mais, je suis - ou j'aimerais tout faire pour - être une fille bien. Qui - sous le masque de la froideur et de l'ironie - m'implique dans les rares relations auxquelles je crois. Et j'ai la prétention d'espérer un retour. Mais c'est faux, tout est faux. Depuis le début. Je me suis bêtement laissée bernée. La ô combien intelligente Isabelle a été parfaitement sotte. Mais ce n'est pas grave, en somme. Rien n'est grave -


Mr Mercier, rassurez vous : la serpillère ; c'est moi.